Paray-le-Monial

Paray-le-Monial est classée ville d’art et d’histoire. C’est aussi une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs.
Parmi les monuments les plus importants on retrouve8 :
• la basilique du Sacré-Cœur (fin du xie siècle pour le narthex et XIIe – XIVe pour l’église), chef-d’œuvre de l’art roman, il s’agit du modèle le mieux conservé de l’architecture clunisienne en Bourgogne. L’église a été édifiée au xiie siècle par Hugues de Semur, le plus important des abbés de Cluny. Le cloître est accolé à la basilique. Son jardin d’inspiration médiévale suggère le charme et les mystères des jardins monastiques de l’époque ;
• le château du Doyenné ;
• l’hôtel de ville, installé dans l’ancienne maison Jayet. Il présente une façade de style Renaissance construite entre 1525 et 1528 et plaquée sur des structures plus anciennes. De nombreux médaillons sont sculptés, notamment les portraits de Pierre Jayet, et de son épouse. Les balustres au-dessus de la porte, les coquilles décoratives et les putti musiciens sont influencés par l’art italien ;
• la chapelle du monastère de la Visitation, construite en 1633, dite chapelle des apparitions. C’est en ce lieu que la visitandine sainte Marguerite-Marie reçut les Apparitions du Cœur de Jésus entre 1673 et 1675 ;
• la tour Saint-Nicolas (xvie siècle), ancienne église paroissiale consacrée en 1535. Son architecture s’enrichit d’un clocher massif vers 1549. La tourelle, perchée en encorbellement sur le pignon porte le millésime de 1658. Elle fut réduite à son volume actuel au xixe siècle. Au fil du temps, l’édifice a connu diverses fonctions comme prison, corps de garde ou maison commune. Il abrite aujourd’hui des expositions ;
• le Musée eucharistique du Hiéron, classé musée de France. Ce musée est le plus ancien musée d’art sacré de France construit en tant que tel. Il a été édifié au xixe siècle à l’initiative du jésuite Victor Drevon (1820-1880) et du baron Alexis de Sarachaga (1840-1918). Fermé pendant les années 1990, le musée a été entièrement rénové par la municipalité en 2005. Il présente aujourd’hui une riche collection d’œuvres d’art autour du thème de l’eucharistie : tableaux, sculptures, objets liturgiques… Un trésor national est venu enrichir ses collections : la Via Vitae, « Chemin de vie » (1894-1904) de l’orfèvre parisien Joseph Chaumet ;
• le musée Paul-Charnoz regroupe les vestiges et témoignages sur l’activité de céramique industrielle de Paray-le-Monial. Une fresque et une rosace monumentale y sont présentées, fleurons de la céramique industrielle et décoratives française, réalisées en carreaux dessinés par incrustation Médaille d’Or et Hors Concours aux Expositions Universelles de Paris en 1889 et 1900 ;
• le marché couvert, monument datant du début du xxe siècle, transformé en galerie marchande ;
• plusieurs couvents : le monastère de la Visitation fondé en 1626, le monastère Sainte-Claire fondé en 1878, le Carmel fondé en 1901 et le monastère du Très-Saint-Rosaire, fondé en 1929, accueillant une communauté de moniales dominicaines affiliée à la fédération Notre-Dame des Prêcheurs ;

Chapelle de la Colombière.
• La chapelle la Colombière : cette chapelle des jésuites abrite les reliques de saint Claude La Colombière, directeur spirituel de saint Marguerite-Marie. Elle fut érigée en 1929 par les jésuites peu de temps après la béatification du père La Colombière. D’apparence sobre, elle s’enrichit à l’intérieur de mosaïques et de vitraux réalisés par les frères Mauméjean. Les chapitaux sont de Henri Charlier ;
• la Maison de la Mosaïque contemporaine : lieu culturel ouvert à tous, des expositions s’y succèdent tous au long de l’année. Une vidéo « La Mosaïque… quelle histoire ! » retrace l’histoire de la mosaïque, explique outils, matériaux et techniques et décrit les divers aspects de la mosaïque contemporaine.
La commune possède également plusieurs jardins :
• le jardin du cloître : il est situé dans l’ancien monastère qui accueillait jusqu’à la Révolution les moines clunisiens. La façade du prieuré présente les caractéristiques de l’art classique des XVIIe et XVIIIe siècles : fronton triangulaire qui présentait les armes de Cluny, lucarnes, griffons et cartouches millésimés. L’intérieur invite à la tranquillité. Les larges galeries voûtées d’arêtes offraient aux moines un espace de prière, de méditation et de travail. Au centre, le jardin entend suggérer l’allure, le charme et les mystères des jardins médiévaux ;

Parc du Moulin Liron.
• le parc du Moulin Liron : situé entre le canal du Centre et la Bourbince, le parc tient son nom d’un ancien moulin connu depuis le xvie siècle. Au xviiie siècle il devient une « hostellerie » renommée, détruite lors de la construction du canal du Centre. Le parc de 15 ha. fut créé pour la venue du pape Jean-Paul II en 1986. Aujourd’hui près de 850 arbres et conifères jalonnent la promenade d’un kilomètre. Ce lieu vous invite à diverses activités : parcours santé, départ de la voie verte, des balades vertes et de la couvée verte, qui longe la Bourbince en offrant un cadre naturel et préservé ;
• le parc des Chapelains : en 1889, la maison des Chapelains est installée sur les fondations de l’ancien château des abbés de Cluny. Le parc fut créé pour accueillir les pèlerins depuis le bicentenaire des Apparitions en 1875. En 1890 on planta deux allées de platanes afin de former une croix et de créer une véritable cathédrale de verdure. Vers 1902, un dôme fut érigé en son centre, où les fêtes sont toujours célébrées. Cet espace de nature et de silence permet une promenade spirituelle et ombragée ;
• le Jardin Saint-Hugues : il accueille plus de 500 roses parfumées. Les sens sont charmés par cette symphonie de couleurs et de fragrances de mai jusqu’aux gelées ;
• le parc de Verneuil : entre ombre et lumière, ce parc accueille sous ses frondaisons une multitude de fleurs blanches en toutes saisons et est bordé de platanes. Cet ensemble forme une voûte majestueuse, souvent comparée à une cathédrale végétale ;
• le square du 19-Mars-1962 : ce square est orné d’une mosaïque commandée en 1997 par la ville aux membres de l’association Paul Charnoz. Ce décor mural, composé de 165 141 carreaux de grès céramique, présente le patrimoine de architectural, industriel et économique de la ville : de la tour Saint-Nicolas au chemin de fer en passant par le canal, la basilique, l’hôtel de ville, l’industrie céramique et l’élevage charolais ;
• le Jardin de la poste : dans ce jardinet, laissez-vous séduire par les essences présentées et au centre duquel trône une mosaïque représentant un paon faite en 2008 par “Mozaïsm”, un groupement de jeunes artistes internationaux. Celui-ci a longtemps été l’emblème de la cité ;
• le Jardin des bords de la Bourbince : ce jardin, planté d’arbustes variés à floraison blanche, offre une vue nouvelle sur la basilique. Chaque été les différentes variétés de plantes utilisées pour le fleurissement de la ville y sont présentées ;
• le Jardin Émile-Debroise : ce jardin de pivoines, arbustives, hybrides ou herbacées, est dédié à Emile Debroise (1902-1992) ;
les Jardins de Bellevue et cités PLM : les cités PLM, premiers logements collectifs, ont marqué l’histoire de la ville. Situé au cœur de cette architecture des années 1930 ce « Jardin de jardins  » s’inspire des jardins cheminots d’autrefois ou des jardins familiaux tout proches. Chaque jardin est associé à une couleur qui lui donne son identité: jaune, rouge, pêche/crème, orange, mauve, rose, violet, bleu et blanc. Chaque entrée est marquée par une pergola habillée de plantes grimpantes qui « annoncent la couleur ».